Awena Cozannet

Née en 1974
Vit et travaille à Romans-sur-Isère

Cinq formes minérales et organiques composent un paysage, lac en absence et monumentalité de la montagne. L’installation appelle au corps dans le creux de ses lignes sensuelles, plis, strates, sédimentations de roches.

Ce qui nous rassemble invite à réfléchir à notre histoire commune, à ce qui nous lie et nous structure. Elle interroge la notion de frontière et la notion d’écart entre soi et l’autre, ce qui définit notre identité. Elle questionne la frontière physique et celle de notre pensée en résonance avec l’urgence du déplacement et la nécessité du mouvement à l’aune de l’actualité migratoire et climatique.

Chaque sculpture est conçue à partir de sangles haute ténacité destinées au rebut car non conforme, sangles mortes selon le vocable industriel, entre deux bains de teinture, sangles couleurs verts d’eau, rivière, prairie, bleu glacier et blancheur des crêtes.

La démarche d’Awena Cozannet est de créer à partir des enjeux de contexte, de rencontres et de matières qu’elle transforme. Le corps est le matériau. L’origine. Ses paysages de sculptures présentent une lecture abstraite, symbolique du monde. La sculpture a une présence physique qui réactive une mémoire archaïque du mouvement. C’est le pouvoir de l’image et la puissance de la matière. Que nous rappelle cette image ? Quel récit charrie-t-elle ?

Sangles, cordes, fragments de béton…  Elle transforme la matière par des techniques simples, nouage, assemblage, couture. Des matières neuves issues de chutes de production, de matières issues du recyclage. Chaque sculpture nécessite un long temps de fabrication solitaire et manuel. Le dessin accompagne le processus de création comme une trace de la pensée, un terrain de recherche à part entière.

D’un langage à un autre. Du mot à l’image. Du dessin à la forme. Progressivement, la matière devient le sujet de son travail comme un langage du monde et de l’histoire des hommes. Interroger la valeur de l’existence.

 


Born in 1974. Lives and works in Romans-sur-Isère

Five mineral and organic forms make up a landscape, a lake in absence and the monumentality of the mountain. The installation calls to the body in the hollow of its sensual lines, folds, strata, sedimentations of rocks.

What brings us together invites us to reflect on our common history, on what binds and structures us. She questions the notion of border and the notion of gap between oneself and the other, which defines our identity. It questions the physical border and that of our thoughts in resonance with the urgency of displacement and the need for movement in the light of current migration and climate.

Each sculpture is conceived from high tenacity webbing destined to be discarded as non-conforming, dead webbing according to the industrial term, between two dye baths, webbing in the colours of water green, river, meadow, glacier blue and the whiteness of the ridges.

Awena Cozannet’s approach is to create from issues of context, encounters and materials that she transforms. The body is the material. The origin. Her sculptural landscapes present an abstract, symbolic reading of the world. The sculpture has a physical presence that reactivates an archaic memory of movement. It is the power of the image and the power of the material. What does this image remind us of? What narrative does it convey?

Straps, ropes, concrete fragments…  She transforms the material using simple techniques, knotting, assembling, sewing. New materials from production scraps, materials from recycling. Each sculpture requires a long time of solitary and manual fabrication. Drawing accompanies the creative process as a trace of thought, a research field in its own right.

From one language to another. From word to image. From drawing to form. Gradually, the material becomes the subject of his work as a language of the world and of human history. Questioning the value of existence.


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Ce qui nous rassemble – 2019
Sangles cousues, cinq éléments, socles métal,
Dimensions variables
Création en résidence artistique, Musées-Château, Annecy, 2019
Technique : Couture à la main et à la machine
Photo François Fernandez
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