Delphine Wibaux

Née en 1990
Vit et travaille à Marseille

Travaillant, selon les projets, seule ou en -collaboration, Delphine Wibaux utilise différents mediums – image, sculpture, installation, écriture, son – afin de mettre au point ce qu’elle nomme des « captations ». Attentive aux signaux faibles, elle cherche de manière sensible à redonner du sens et de la perception à l’égard du vivant.

Depuis 2014, elle a collaboré avec la Fondation Luma, les Ateliers Medicis, la Collection Lambert, le Parc Saint Léger, les Capucins ou encore le musée Dauphinois. A l’international, elle a développé ses recherches en Chine à Suzhou, en Lettonie à Cesis ou encore en Géorgie pour Tbilisi Art Fair.

Lauréate du prix des galeries Art-O-Rama suivi d’un solo show en 2018, une monographie a été éditée sur son travail, avec un texte de Jean-Christophe Bailly. Fin 2019, il la convie au séminaire au Jeu de Paume « Voir le temps venir ». Il précise : le temps était « le commun dénominateur de ses interventions, lesquelles peuvent apparaître comme des états de forme saisis dans leur devenir au sein de processus parfois très longs. Les données des sciences de la nature, un vif sentiment du dehors, une écriture de traces discrètes et enfin une délicatesse d’approche remarquable font penser à une forme d’art nouvelle, poétique et bricolée, dont l’inscription dans l’espace relève d’une sorte de jardinage inédit. »

Cette sculpture imaginée pour BIS, nommée « Témoin souple » et déposée sur les graviers, dialogue avec deux arbres gardiens – rhizomes de ce jardinage inédit. L’image révèle la cime d’un arbre ou de racines, en intime relation avec les fossiles présents au sein du calcaire.

Témoin souple, cimes, 2021
Pigments, pierre calcaire fossilisée
34 x 27 x 10 cm
Courtesy de l’artiste 
Photo François Fernandez
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