Kevin Rouillard

Né à Vendôme en 1989
Vit et travaille à Marseille

Essentiellement sculpturale, la pratique de Kevin Rouillard est inscrite dans un processus de prélèvement et de récupération, qui questionne d’une part le contexte d’émergence des formes qu’il récupère, et d’autre part les conditions d’apparition des œuvres qu’il crée. Ses grands assemblages de panneaux métalliques, carcasses de bidons brûlés et dépliés, sont pour lui une manière d’évoquer le monde ouvrier et la circulation des biens à travers le monde.

« Pour envoyer des produits au Cap-Vert (pays auquel il est lié maternellement), les expatriés remplissent des bidons car le transport en cargo n’est pas cher, raconte-t-il. Une fois là-bas, ces -bidons deviennent des portes, des poêles, des balayettes, des maisons. J’ai décidé de les -transformer en boucliers tortues, utilisés dans les formations de soldats romains comme une carapace collective ». Façon cheval de Troie, les bidons sont devenus des peintures. »

Né en 1989, Kevin Rouillard est diplômé avec les félicitations du jury de l’ENSBA de Paris en 2014.
En 2015 il remporte le prix de la Fondation François de Hatvany.

Ses oeuvres ont été montrées aux Abattoirs, FRAC Midi-Pyrénées, Toulouse, pour l’exposition Autour du Nouveau Réalisme, Les dadas des Daniel.
En 2017 : des expositions personnelles à l’Assaut de la menuiserie, Saint-Etienne ainsi qu’à The Chimney, New-York, et une exposition collective hors les murs du Centre d’Art Parc Saint Léger.

En 2018, la Junqueira Artists Residency l’accueille à Lisbonne donnant lieu à deux expositions -personnelles.

Plus récemment, à la suite du prix SAM Art Projects reçu en 2018, le Palais de Tokyo abrite en 2020 son exposition personnelle Le Grand Mur, tandis que la galerie Thomas Bernard ouvre, dans le même temps, son exposition Soudure et Mayonnaise.

Jaune, 2021
Bidon, Acier
195 x 305 x 5 cm
Courtesy de l’artiste ADAGP et de la Galerie Thomas Bernard
Photo François Fernandez 
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