Quentin Lefranc

Né en 1987
Vit et travaille à Paris

Conçue comme un lieu d’étude, l’architecture sert de cadre, de territoire, de terrain de jeu aux propositions de Quentin Lefranc. Toujours, l’artiste établit un dialogue entre le site et ce qui y est développé. Placées à la confluence de plusieurs pratiques, ses pièces fonctionnent comme des parenthèses ouvertes dans l’espace. Par assemblage ou juxtaposition, il interroge ces éléments génériques qui les composent, joue avec leur champ d’application, leurs histoires, leurs assignations. En relançant les dés, il expérimente leurs perméabilités, les hiérarchies, les conditions d’existence des éléments mis en jeu. Si une dimension sculpturale domine, ses propositions favorisent un champ d’action plutôt qu’une pratique. Par glissement, il détourne les parcours habituels pour mieux rejouer les figures qui font autorité. À chaque fois c’est une mise en pièces du support qui est proposé pour interroger l’espace élargi de l’œuvre. L’ensemble établit un trouble aussi bien sur la perception que sur le statut.

L’origine de l’œuvre Action office est le display éponyme édité par Herman Miller pour redistribuer et compartimenter les open spaces. Il s’agit d’une structure, faite de plans, qui vient découper le lieu. Un espace ordonné et hiérarchisé est développé.

« J’ai utilisé son principe et ai concentré son arrangement afin que les cellules deviennent des sillons labyrinthiques. Une zone délimitée apparaît, et dessin des chemins qui communiquent sans cesse. C’est un espace que l’on parcourt, où l’on s’arrête, où l’on bifurque avant de reprendre la déambulation. Exact opposé de l’espace perceptif, le labyrinthe ne peut s’appréhender d’un seul regard. Il est nécessaire de le traverser pour en prendre connaissance. Un certain rapport cinétique le révèle fragment par fragment et implique une mémoire corporelle. C’est un jeu sur une limite en train de s’écrire, sur un intérieur qui est en permanence en correspondance avec l’extérieur où la perception de l’espace se mêle au temps. »

Action office a été réalisée à la suite d’une résidence avec l’entreprise LSB la salle blanche. Entreprise qui conçoit et aménage des espaces de soins aseptiques pour les milieux hospitaliers, des laboratoires et salles à atmosphères contrôlées pour l’industrie pharmaceutique.

 


Born in 1987. Lives and works in Paris

Conceived as a place of study, architecture serves as a framework, a territory, a playground for Quentin Lefranc’s proposals. The artist always establishes a dialogue between the site and what is developed there. Placed at the confluence of several practices, his pieces function as open parentheses in space. Through assembly or juxtaposition, he questions the generic elements that make them up, plays with their scope, their histories, their assignments. By rolling the dice again, he experiments with their permeability, hierarchies and the conditions of existence of the elements involved. If a sculptural dimension dominates, his proposals favour a field of action rather than a practice. By slipping, he diverts the usual routes to better replay the figures that are authoritative. Each time it is a tearing apart of the support that is proposed to question the expanded space of the work. The ensemble establishes a disturbance in perception as well as in status.

The origin of the work Action office is the eponymous display published by Herman Miller to redistribute and compartmentalise open spaces. It is a structure, made of plans, which divides the space. An ordered and hierarchical space is developed.

“I used its principle and concentrated its arrangement so that the cells become labyrinthine grooves. A delimited area appears, and draws paths that are constantly communicating. It is a space that you walk through, where you stop, where you branch off before resuming your wandering. Exactly the opposite of the perceptive space, the labyrinth cannot be apprehended with a single glance. It is necessary to walk through it to get to know it. A certain kinetic relationship reveals it fragment by fragment and implies a body memory. It is a game about a limit in the process of being written, about an interior that is permanently in correspondence with the exterior where the perception of space is mixed with time.”

Action office was created following a residency with the company LSB la salle blanche. This company designs and fits out aseptic care spaces for hospitals, laboratories and controlled atmosphere rooms for the pharmaceutical industry.

 


> Retour Artistes 2021

Action Office, 2021
Stratifié HPL et châssis aluminium, 
Dimensions variables, hauteur 150cm
Production : LSB La salle blanche
Courtesy de l’artiste
Photo François Fernandez
Retour haut de page