Kokou Ferdinand Makouvia

Né à Lomé (Togo) en 1989
Vit et travaille entre Paris et Amsterdam

Entre le trou et la bille de bois, entre « le vide et le plein » s’installe une communication qui s’opère par le biais de la structure en cuivre donnant l’idée de la coulure continue d’une substance solidement liquide. S’agira-t-il d’eau cristallisée, solidifiée ou arrêtée par le temps rendant impossible tout accès ?

« En effet, c’est l’une des formes, qu’étant enfant, je m’amusais à réaliser avec des feuilles de papier en partant de simples pliages et découpes aux ciseaux. Alors, mon exercice consisterait-il, à partir de ces manipulations infantiles de la matière, de créer une forme sculpturale plus complexe ?  Et si le matériau « feuille de papier » avait grandi autant que moi, que serait-il devenu aujourd’hui ? ».

Des rouleaux de cuivre sont contraints dans des formes occasionnées par les mêmes gestes -d’enfance. Ces formes cette fois, couplées avec la déformation monumentale, en opposition à la forme miniature, subissent ici plusieurs actions telles que : la torsion, la tension, l’étirement, le découpage, la pression.

Kokou Ferdinand Makouvia s’enquiert inlassablement de toute la matière qui compose l’existant. Dès lors, il se conditionne à une collaboration étroite avec la matière dans tous ses états : il fait de son énergie une âme sœur dans le dialogue, il se confronte à sa substance incarnée comme une réalité persistante avec laquelle il est vital d’apprendre à composer, il l’utilise comme un médium pour communiquer avec l’invisible.
Tant dans sa pratique de la sculpture que de la performance, il est l’intercesseur d’une dichotomie entre le faire et le laisser-faire.

Akossiwa, le Temps d’une Routine, 2017
Cuivre, Bois
Dimensions variables
Courtesy de l’artiste et de la Galerie Sator
Copyright photo © Adrien Thibault

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