Martine Feipel

Née à Luxembourg en 1975

Jean Bechameil

Né à Paris en 1964

Vivent et travaillent à Luxembourg

Martine Feipel & Jean Bechameil travaillent ensemble depuis 2008. Née en 1975 à Luxembourg, Martine Feipel a été diplômée en 2002 d’un Master of Fine arts au Central St Martins College of Arts & Design à Londres.

Né en 1964 à Paris, Jean Bechameil travaille depuis 1990 comme sculpteur indépendant. Il a également travaillé sur différentes scénographies de théâtre et de films et a aidé à la réalisation de décors de plusieurs films de Lars von Trier.

Le banc-sculpture de Martine Feipel et Jean Bechameil est représentatif de leur travail lié à l’architecture et aux formes. Leur travail artistique révèle leur fascination pour le modernisme, et surtout le contraste entre les idéaux et la manière dont, au fil du temps, ils sont confrontés à la réalité, à l’échec et se vident de leur substance. La réflexion sur notre milieu de vie et la transformation d’un environnement en proie à une société en évolution permanente semblent être une constante dans leur pratique artistique de ces dernières années. Leur travail présente également certaines affinités avec les intentions du minimalisme. La sculpture-banc invite à tourner autour, pour la disséquer de tous les côtés et sous tous les angles. Le blanc est la couleur dominante de cette sculpture ; les éléments colorés attirent l’attention, guident l’œil et nous font lire le volume.

Martine Feipel and Jean Bechameil réinventent la physicalité du quotidien et explorent la notion de temps au travers d’œuvres sculpturales. La notion d’espace est centrale à leur travail.

En partant d’objets courants et communs à chacun, les artistes nous entrainent dans un univers bancal ou tout semble en suspend dans une étrange intemporalité. Les objets domestiques et courants sont détournés de leurs usages et de leur sens pour proposer des situations décalées, mais fondées sur la modification de leur matérialité et de leur forme. Le travail évoque la mémoire, la temporalité et l’absence. Il identifie l’espace entre la mémoire et l’expérience. Les objets sont comme des éléments de mémoire tangible. Il en résulte des espaces autonomes, entre délire et réalité, entre abstraction et matérialité qui semblent échapper à toute temporalité et à tout contrôle.

Moon in the Tree – 2018
Résine polyester
140 x 460 x 270 cm
Courtesy Martine Feipel & Jean Bechameil
and Zidoun-Bossuyt Gallery
Photo François Fernandez
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