Le Parcours dans le village de Saint-Paul de Vence

Le dépliant Plan-Guide de l’exposition est disponible à l’Office de Tourisme de Saint-Paul de Vence

 

MÉDIATION ARTISTIQUE

Tout au long de l’été, du lundi au samedi, de 15h à 19h, retrouvez les médiateurs artistiques de B.I.S dans les rues du village. Ces jeunes artistes, étudiants en art, présenteront les œuvres de la Biennale le long du parcours et proposeront des ateliers, activités découvertes et partages de pratiques artistiques.

Tokyo Bay, 2011
La pratique photographique d’Aurélie Pétrel interroge le statut de l’image, son utilisation ainsi que les mécanismes de sa production. Ancrées dans la durée, ses recherches visent à ramener la
prise de vue au centre de la réflexion multisensorielle à l’aide de dispositifs spatiaux. L’artiste interroge la mutation- mutabilité d’une image, son potentiel de fractalisation dans ce qu’elle peut provoquer comme trouble en son expérience de pluriperception.

Ce qui nous rassemble, 2019
Cinq formes minérales et organiques composent un paysage, lac en absence et monumentalité de la montagne. Ce qui nous rassemble invite à réfléchir à notre histoire commune, à ce qui nous lie et nous structure. Elle interroge la notion de frontière physique et la notion d’écart entre soi et l’autre, ce qui
définit notre identité. Elle questionne l’urgence du déplacement et la nécessité du mouvement à l’aune de l’actualité migratoire et climatique.

Mistral Boys, 2021
Les figures de pierre de Stefan Rinck composent une population bigarrée
et comique, d’animaux pour la plupart, chimères ou monstres, costumés, masqués et dotés d’attributs. Cette assemblée discordante de non-humains provient d’un imaginaire archaïque, tissé de mythes et de légendes. De ces figures grotesques l’on reconnaît le comique vitaliste, typique du réalisme médiéval, qui s’exprimait lors de
fêtes religieuses et populaires.

Mémoires d’ormes, 2021
Les sculptures de l’artiste, souvent faites à partir de cristaux et de minéraux, jouent sur la force contenue dans
la fragilité. Elles mettent en regard
les matériaux créés par la nature et ceux faits par l’homme, en particulier à travers son travail sur la mémoire industrielle des résidus de cristalleries. De ce dialogue entre la nature et nos productions industrielles nait une poésie de la transformation comme un nouveau langage à explorer.

L’Onde, 2017
Le duo d’artistes est marqué par
la problématique de la sculpture comme «work event» et également par un penchant pour l’avenir des objets industriels. L’Onde évoque le retentissement d’une onde de choc.
La première tôle arbore en son centre un impact produisant une violente déformation de la matière.
Il ne s’agit pas simplement d’une image arrêtée, mais bien de la représentation d’une période dans l’espace.

Pierre-Alexandre Savriacouty

O-3, 2021
Au début du XVIe siècle des ouvertures
sur la façade de l’église de Saint-Paul
e de Vence furent construites. Au XVIII ,
ces mêmes voies furent refermées. Pensé comme un don au village, l’artiste a dupliqué cette ancienne porte et propose une réouverture de ce passage. Explorant le potentiel de cet espace temporel, il fait appel aux propriétés de la matière à pouvoir se régénérer, survivre et développer des formes instinctives et immémoriales.

Jaune 2021, 2021
La pratique de Kevin Rouillard
est inscrite dans un processus de prélèvement et de récupération, qui questionne d’une part le contexte d’émergence des formes qu’il
récupère, et d’autre part les conditions d’apparition des œuvres qu’il crée.
Ses grands assemblages de panneaux métalliques, carcasses de bidons brûlés et dépliés, sont pour lui une manière d’évoquer le monde ouvrier et la circulation des biens à travers le monde.

Akossiwa,
le temps d’une routine, 2017

L’artiste s’enquiert inlassablement
de toute la matière qui compose l’existant. Dès lors, il se conditionne
à une collaboration étroite avec la matière dans tous ses états : il fait de son énergie une âme sœur dans le dialogue, il se confronte à sa substance incarnée comme une réalité persistante avec laquelle il est vital d’apprendre à composer, il l’utilise comme un médium pour communiquer avec l’invisible.e.

Moon in the Tree, 2018
En partant d’objets courants et communs à chacun, les artistes nous entrainent dans un univers bancal où tout semble en suspend dans une étrange intemporalité. Les objets sont détournés de leurs usages et de leur sens pour proposer des situations décalées, mais fondées sur la modification de leur matérialité et de leur forme. Dès lors, ils sont comme des éléments de mémoire tangible d’où s’échappent tout contrôle.

Mass V, 2020
Les sculptures issues de la série MASS sont toutes réalisées à partir de panneaux de dibond produits dans les années 70, récupérés d’une façade d’un immeuble moderniste parisien. Initialement industriels, Charlotte vander Borght les a refaçonnés, réimaginés et peints afin d’invoquer leur charge émotionnelle comme d’une mémoire affective et collective ancrée dans la matière, oscillant
entre abstraction et figuration.

Unité de lieu, 2021
A quelques mètres d’un cimetière,
Unité de lieu trouve sa finalité en prenant la forme d’un volume transparent en plexiglass aux dimensions d’un corps, enterré devant un olivier, entre le paysage et le chemin de ronde de la
ville. La fusion de ce matériau artificiel
et du sol terreux signe le vocabulaire d’Elodie Seguin comme une idée, comme un non-objet en réponse à l’existant.

L’autre, 2017
L’autre interroge non seulement la construction et le paysage mais aussi l’architecture du geste. Suivant une partition de gestes, tel un script,
neuf colonnes sont construites par strates. Motifs colorés, quantité de matériau, pente, mais aussi inclusions, lignes de fracture, points de fragilités sont reproduits à l’identique. En conséquence, poussées au sol, les neuf colonnes se cassent et s’érodent aussi de la même manière.

Phonofolium, 2011
Née d’une hybridation entre végétal et technologie numérique, Phonofolium
est une œuvre interactive présentant un arbuste qui réagit au moindre contact électrostatique humain par des sonorités. Lorsqu’une personne caresse l’arbuste, celui-ci se met à chanter en fonction de la proximité du contact. Cette œuvre propose une expérience sensorielle qui questionne nos relations énergétiques invisibles avec les êtres-vivants.

Témoin souple, cimes, 2021
Delphine Wibaux met au point ce qu’elle nomme des «captations» en utilisant différents médiums. Attentive aux signaux faibles, elle cherche
de manière sensible à redonner du
sens et de la perception à l’égard du vivant. Déposée sur les graviers, cette sculpture dialogue avec deux arbres gardiens – rhizomes de ce jardinage inédit. L’image révèle la cime d’un arbre ou de racines, en intime relation avec les fossiles présents au sein du calcaire.

Cubo Torcido, 2017
Gonzalo Lebrija est co-fondateur
et directeur de OPA – Oficina para Proyectos de Arte – un lieu d’exposition à Guadalajara, l’un des plus importants en Amérique Centrale.
L’artiste explore dans son œuvre les notions de temps, de liberté, de jeu
et leur relation au pouvoir. Cubo Torcido est une œuvre qui synthétise, dans un dessin bidimensionnel, une transformation supposée du temps
et de l’espace par un geste subtil.

Le rêve des neiges éternelles II, 2021
Les sculptures de l’artiste, souvent faites à partir de cristaux et de minéraux, jouent sur la force contenue dans
la fragilité. Elles mettent en regard
les matériaux créés par la nature et ceux faits par l’homme, en particulier à travers son travail sur la mémoire industrielle des résidus de cristalleries. De ce dialogue entre la nature et nos productions industrielles nait une poésie de la transformation comme un nouveau langage à explorer.

La nébuleuse des dryades, 2021
Nichée au creux des arbres,
La nébuleuse des dryades s’intègre
au lieu qu’elle investit. Réalisée principalement en filasse, sa forme évoque tout aussi bien une créature onirique, une bête ou une carcasse archaïque aux origines indéfinissables. Le spectateur peut s’approcher de l’œuvre, y passer la tête et découvrir un tout autre univers: un monde organique, biologique, cellulaire, rendu possible grâce à la lumière ondulante.

Omphalos, 2020
Omphalos apparaît comme une architecture sacrée, un sanctuaire imaginaire. L’oeuvre s’inspire des traditions qui célèbrent le passage
du temps au moyen de la cire. Elle emprunte son imaginaire à l’architecture des mausolées. En référence aux bandelettes de laine qui protégeaient l’Omphalos dans l’Antiquité grecque, Juliette Minchin enveloppe partiellement la structure de grands lambeaux de cire.

Action Office, 2021
Conçue comme un lieu d’étude, l’architecture sert de cadre, de territoire, de terrain de jeu pour les propositions de Quentin Lefranc. Placées à la confluence de plusieurs pratiques,
ses pièces fonctionnent comme des parenthèses ouvertes dans l’espace. Action Office a été réalisée à la suite d’une résidence avec l’entreprise LSB
la salle blanche qui conçoit et aménage des espaces de soins aseptiques
pour les milieux hospitaliers.

> Les artistes et les oeuvres

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